"Ce n'est pas de l'idéologie, c'est du pragmatisme"

Oui. Je l'ai fait. J'ai bien réfléchi avant. J'ai tourné, tourné, cherché une autre alternative. J'ai mis 5 jours avant de réussir à me convaincre. Je savais que je devais le faire mais je ne trouvais pas le courage en moi. Et puis vous savez comment c'est. Je ne sais pas donc je ne peux pas critiquer. Alors c'est devenu plus fort que moi. Je devais le faire. Je devais comprendre par mes propres moyens. Et c'est ainsi que j'ai écouté... La réforme hospitalière du 17 Avril 2008..
J'ai tenu les 20 minutes ! Mais j'ai fait 10 pauses pour tenir le coup..
Première suprise ! Il parle de Bordeaux. Déjà, ça m'énerve. "J'ai été à Bordeaux". C'était pas la peine de le dire publiquement. C'est pas une fierté nationale pour nous.. Aller, c'est le début du discours alors tu restes tranquille, tu ouvres tes oreilles, et tu fermes ton esprit critique...
Et blablabala, et bling-bling-bling, j'en passe et des meilleures... Je prends notes écrites ce qui me permet de ne pas me concentrer sur son intonation insupportable, sur sa sèche gestuelle, et sur son regard malsain.. Mais voilà, MÔnsieur-MÔi-JE a besoin de faire de l'impro.. Et quand MÔnsieur-MÔi-JE fait de l'impro, moi, ça m'énerve. Allant d'abbérations en sur-estime de soi, passant de "rah les lâches, ils auraient dû le faire avant moi" à "de toutes façons, c'est clair, la fermeture des hôpitaux c'est si vous allez contre mes décisions"au "j'affronte les problèmes un à un, je ne les contourne pas.." Mais je tiens bon. C'est pire que sur le vélo, je vois les secondes qui défilent et je compte à reculons "plus que 9 minutes et 23 secondes". Je continue mes notes écrites mais toute déboussolée, je me rend compte que je ne fais plus attention qu'aux phrases qui m'insupportent et que je n'en lâche pas une..! Au final, le vélo c'est vraiment plus sympa, parce que là, j'attend toujours ma décharge d'endorphines....
Alors voilà, je ne vous parlerais pas des réformes hospitalières, sauf évidemment si vous me demandez mon avis, mais je souhaitais vous donner la phrase qui a remportée pour moi, cette fois, la palme d'or, et dans sa bouche débordante de cynisme avec un regard despotique, elle est encore plus à vomir :
"On oblige personne, on est en France..."
Par Sandrine, Mardi 22 Avril 2008 à 17:17 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)




